Pourquoi vous devriez avoir envie de dépenser toutes vos économies pour voyager

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Au Québec, juste cette année, il a neigé probablement assez pour couvrir la surface de toute la planète d’au moins 1 centimètre de neige. On a connu des températures tellement froides que le liquide de nos yeux a gelé. On a connu des vents tellement forts que juste le fait de conduire sur les routes relevait d’un grand exploit. On a connu un hiver tellement long qu’on a eu le temps de rêver de soleil et de chaleur pendant de nombreuses minutes. On a connu le Québec : on le connaît chaque année. Mais on a aussi eu envie de connaître « ailleurs », là où tout est si différent, là où il y a tant à voir, tant à apprendre, tant à découvrir. Aujourd’hui, je vous explique pourquoi j’ai envie de dépenser toutes mes économies pour voyager, jusqu’à la fin de mes jours… et pourquoi vous devriez avoir envie de faire la même chose.

voyagerforever 

Voyager pour redéfinir votre quotidien

Dans notre pays, nous avons nos vieilles habitudes, celles qui reviennent et qui repartent rarement. Dans notre pays, nous avons nos petits endroits préférés, nos bonnes adresses où aller manger, nos activités à partager avec ceux qu’on aime. En voyage, tout notre quotidien se transforme, et ce nouveau quotidien nous permet d’élargir nos horizons. On apprend à découvrir de nouveaux endroits, à apprécier de nouvelles saveurs, à trouver des petits restaurants plein de charme qui graveront notre mémoire à jamais, à réaliser des activités que jamais nous ne ferions dans le confort de notre pays… On apprend à revivre. Voyager, oui, c’est redéfinir notre quotidien. C’est éliminer, bien souvent, tout le négatif avec lequel on doit vivre à la maison : le stress du travail, le trafic pour aller et revenir du bureau, la préparation de repas pour la petite famille, le ménage, le lavage… En voyage, on fait ce qui nous plaît, un point c’est tout. On ne se limite jamais. Et c’est là l’une des premières beautés du voyage.

Voyager pour repousser vos limites

Sortir de son quotidien, c’est également sortir de sa zone de confort. Si vous êtes déjà tombé sur cette citation, vous savez très bien que la magie se produit toujours en dehors de cette fameuse zone de confort, celle où tout est tracé, celle qui laisse place à bien peu de surprises et d’adrénaline. Franchir les frontières de son pays ou traverser les océans, c’est amener son corps et son esprit dans un tout autre état d’âme. Il faut avoir voyagé pour le comprendre. Parce que voyager permet de repousser nos limites en mettant de côté nos peurs et nos insécurités pour foncer dans la vie et mordre dans le moment présent. Oui, parfois certains pays sont plus dangereux que d’autres. Oui, parfois certaines activités peuvent être risquées. Mais allez-vous vraiment vous empêcher de vivre et d’en profiter tout simplement parce que c’est différent de chez vous, de ce à quoi vous êtes habitué? Voyager, c’est faire, quelque part, ce qu’on n’oserait pas toujours faire chez soi. Et c’est là une autre des beautés de découvrir le monde.

Voyager parce que le Québec est trop petit

Vous avez entendu la phrase « plus on apprend, plus on se rend compte qu’on ne sait rien »? J’ai tendance à faire cette analogie avec le voyage. Parce que plus on voyage, plus on explore les possibilités de nouvelles aventures, plus on se rend compte que le monde est grand et que le Québec est petit. Du moins, trop petit pour y passer toute sa vie, trop petit pour accepter de ne jamais le quitter, ne serait-ce que quelques semaines. L’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Europe, l’Asie, l’Océanie… Il y a tant à voir sur tous ces continents! Chaque pays renferme des merveilles qu’on ignore encore, et à mon avis, chaque pays mériterait d’être visité et d’être apprécié pour ce qu’il est. Rester au Québec toute sa vie et se contenter d’un petit voyage tout inclus à Cuba chaque fois, désolée, mais ce n’est pas une vie pour moi. Et je ne souhaite pas que ce soit une vie pour vous non plus.

 

Bref, juste pour redéfinir votre quotidien, pour repousser vos limites et pour découvrir toutes les merveilles qui se cachent aux 4 coins de la planète, il faut voyager. Il faut prendre nos économies pour le faire. Parce que oui, les REER, ça amène une belle retraite. Mais je ne sais pas pour vous, sauf que j’aimerais bien mieux avoir 60 ans avec quelques dollars dans les poches et un million de voyages à mon actif que d’avoir 60 ans avec un million de dollars dans les poche et quelques petits voyages à mon actif.

 J’espère que vous partagez ma vision du voyage, même si c’est un peu philosophique… Malheureusement, c’est un peu irréaliste de vouloir voyager tout le temps, parce que qui a vraiment la chance de prendre toutes ses économies et de voyager toute sa vie? Croyez-moi, si voyager était gratuit, vous ne me reverriez plus jamais! Et vous, pourquoi voyagez-vous?

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Commentaire / Question

4 Réponses

  1. Bonjour!

    Toujours plaisant de connaître la « philosophie de voyage » de ceux qu’on lit ;)

    À la lecture, j’ai souris plusieurs fois. Positivement.

    Je dirais que ça colle bien à ce qu’était ma pensée il y a quelques années. Certains points collent tout à fait encore, évidemment! Elle a changée, comme on change en vieillissant, en expérimentant. *Elle n’est pas mieux, elle est différente.* Je reprends certains passages, en guise de conversation ;)

    « C’est éliminer, bien souvent, tout le négatif avec lequel on doit vivre à la maison : le stress du travail, le trafic pour aller et revenir du bureau, la préparation de repas pour la petite famille, le ménage, le lavage…  »

    J’ai choisi de faire de ma vie quelque chose qui ne pourrait pas se définir en ces termes. J’ai voulu ne plus avoir envie de voyager pour « fuir » ce métro-boulot-dodo. Deux solutions: apprendre à aimer ce train de vie, ou le changer. On l’a changé (on = moi, mon conjoint, et par extensions, maintenant, les enfants). J’ai voulu trouver ma vie aussi extraordinaire entre les voyages, qu’en voyage. On se forge une vie comme on la désire, on la vit et on ne cherche pas à la mettre en pause. Ça a immédiatement eu un impact sur ma façon de voyager… et ma façon de vivre ici. M’enfin, ça me prendrait un article entier sur le sujet pour bien exprimer ma pensée :P

    Exemple, ça:  » Voyager, c’est faire, quelque part, ce qu’on n’oserait pas toujours faire chez soi. » Je me suis un jour dit: pourquoi faire ces choses ailleurs et pas ici? Ose, Bianca! Avoir le même entrain ici qu’ailleurs, c’est ce que je me suis donnée comme mission. (Bon, évidemment, il y a des choses qu’on ne peut juste PAS faire ici… c’est différent dans ce cas… à moins que tu puisses m’indiquer à quel endroit la Grande barrière de corail québécoise se trouve… :P).

    « Malheureusement, c’est un peu irréaliste de vouloir voyager tout le temps, parce que qui a vraiment la chance de prendre toutes ses économies et de voyager toute sa vie? »

    Il y a tellement de façons de voyager « full time », sans nécessairement accumuler des années d’économies. Faut savoir être créatif. Il y a beaucoup de gens, pas riches, pas héritiers de fortune, qui le font depuis des années. Si ça fait partie de tes rêves, je te souhaite de trouver TA façon de le réaliser. Mais crois-moi, elle existe ;)

    Somme toute, je te souhaite un prochain merveilleux voyage!

    :)

    • Wow Bianca c’est un si beau commentaire :) Merci d’avoir pris le temps de l’écrire tout au long sur le blogue, parce que je trouve qu’il est non seulement pertinent, mais tout aussi empreint de vérité et d’un petit brin de philosophie! Si je peux me permettre d’en ajouter un peu, je trouve que tu as totalement raison. J’ai 24 ans, on dirait que je vis une crise de la vingtaine en retard, ou une crise de la trentaine en avance, je ne sais pas trop. Je viens de terminer de longues et grosses études intensives, je reviens d’un voyage de rêve de deux mois et demi, je viens de m’acheter une maison avec mon copain, et là oups, je viens également de retomber dans une routine, une routine d’adulte que j’ai bien de la misère à accepter.

      J’ai souri à cette phrase que tu as écrite et que je recopie: « J’ai choisi de faire de ma vie quelque chose qui ne pourrait pas se définir en ces termes. J’ai voulu ne plus avoir envie de voyager pour « fuir » ce métro-boulot-dodo. Deux solutions: apprendre à aimer ce train de vie, ou le changer. » Parce que je suis en train de choisir justement de la redéfinir. Je ne peux pas accepter que la vie ne soit que métro-boulot-dodo. Mais je dois trouver une façon, et j’imagine que ça ne se fait pas en 1 mois! Je suis contente de voir que ta façon de penser à toi a évolué, c’est signe que la mienne le fera aussi, du moins j’espère :)

      Bref, merci beaucoup pour ce commentaire. Ici, c’est le matin (je sais pas si tu es Québécoise ou Française ou Belge ou quoi que ce soit), et disons que ça part bien ma journée, parce que je sais que la balle est dans mon camp :) C’est beaucoup plus facile de changer quelque chose quand c’est toi qui en as le pouvoir.

      • :)

        Je suis québécoise ;)

        Je me retrouve à 24 ans dans ce que tu dis… Enlève la maison (je n’ai jamais voulu être propriétaire), et rajoute un premier enfant en construction et c’est mon 24 ans. Je revenais aussi d’un voyage de 3 mois, qui n’étais pas le premier, mais qui a été marquant. Et je terminais aussi des études éreintantes (j’ai réorienté ma carrière 2 fois depuis, hahah!). J’ai maintenant 31 ans, 3 enfants, ENCORE à l’université, entrepreneure. Mon copain l’est aussi.

        Nous sommes mobiles, ce qui nous permet de travailler de n’importe où dans le monde. Comme je disais, on a choisi d’adapter nos vies, mais aussi, on a choisi de vivre pleinement « dans l’ordinaire », de l’apprécier abusivement. Donc, d’un côté, on a appris à vivre avec moins, à trouver les grands bonheurs dans les petites choses, à ne plus « avoir besoin » de survoler la moitié de la planète pour se sentir pleinement vivants. De l’autre, on s’est organisé pour pouvoir être mobile autant qu’on le veut.

        Bizzarement, depuis que « tout est possible », on est moins impatients de partir, on apprécie encore plus notre vie ici. Et surtout, quand on part, on voyage moins « comme si c’était la dernière fois », mais on continue de vivre simplement, sans artifices, ailleurs sur la planète… Je pense que l’arrivée des enfants y est pour beaucoup. On a trois émerveillements sur pattes qui rendent notre quotidien changeant et parfois déroutant :P

        « C’est beaucoup plus facile de changer quelque chose quand c’est toi qui en as le pouvoir. » EXACTEMENT :)

        Au plaisir de poursuivre cette discussion un de ces 4 :)

        Tu passes par Québec parfois? ;)

        • Hihi oui! J’ai longtemps habité sur la Rive-Sud de Montréal, maintenant je suis en plein milieu de Montréal et de Québec, à Drummondville. Chaque fois que je vais à Québec, je me sens en vacances tellement c’est beau! Tu es chanceuse d’y habiter, c’est une très belle ville!

          On a eu un 24 ans semblable, semblerait-il, à l’exception d’un enfant en construction. Je ne suis pas rendue là, parce que en mars prochain je prévois l’ascension du Machu Picchu et un surf trip. Impossible de le faire avec une grosse bedaine :) Par contre, ça viendra probablement après ce projet. J’imagine que oui, ça nous attache un peu à notre pays, ça fait qu’on s’émerveille de tout et qu’on revit des trucs d’enfances qu’on n’aurait pas vécus sans enfants. J’ai hâte, quand je lis des phrases comme celles que tu as écrites.

          PS: Très beau blogue, ton site :) Je l’ai parcouru avec intérêt!

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