La déprime du retour ou… la constatation brutale de la routine?

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Tous les voyageurs qui sont partis en voyage une fois dans leur vie le savent : lorsqu’il est temps de revenir à la maison et de se remettre les pieds dans la routine, c’est difficile. Non. En fait, c’est plus que difficile, c’est presque une claque dans le visage (une claque en pleine face comme on dit en bon langage québécois). Aujourd’hui, j’avais envie de vous partager pourquoi la déprime du retour est probablement le pire sentiment qui existe sur terre.Beautiful blonde stands on the edge of the roof.

 **Bon d’accord… pas le pire : il y a pire quand même en termes de sentiments je dois l’avouer. Mais bref, la déprime du retour est certainement l’un des pires sentiments dans la catégorie des sentiments « négatifs » au degré de gravité moyenne.

#1 : La déprime du retour, c’est retrouver ses « toasts » sèches le petit déjeuner

Fini les délicieux croissants à la confiture avec le café qui goûte le ciel. Fini les pancakes aux bananes de l’Asie avec une assiette remplie et colorée de fruits frais. Oui, c’est le retour des petits déjeuners fades et des toasts sèches qu’on mange en vitesse les matins de semaine pour arriver au bureau à l’heure.

#2 : La déprime du retour, c’est se rappeler qu’on doit manger 3 fois par jour, et donc 21 fois dans la semaine, et que tous ces repas ou presque, il faut les cuisiner

Oui. CUI-SI-NER. Cette chose qu’on ne fait que très rarement en voyage… La différence c’est que lorsqu’on cuisine en voyage, on trouve ça plaisant. On va au marché, on choisit nos produits locaux, on essaie de nouvelles choses et ensuite on cuisine dans l’allégresse et on déguste le tout devant une belle petite vue, avec un sentiment magique. Quand on revient chez nous, je ne sais pas pour vous, mais la cuisine perd un peu de sa joie! De un parce qu’il faut continuellement faire la vaisselle, de deux parce que on manque d’inspiration, à la longue.

#3 : La déprime du retour, c’est retourner sur sa chaise de travail et dire au revoir à la liberté du voyage

Se lever le matin avec, au programme, « rien de trop sérieux », c’est vraiment agréable. Quand tout ce qu’on a à faire dans notre journée c’est de visiter un monument historique, entrer admirer la beauté d’une cathédrale, boire une coupe de vin sur une terrasse animée et flâner dans des ruelles magnifiques, disons qu’on n’est pas à prendre en pitié. La déprime du retour, c’est se souvenir qu’on a des obligations, et qu’il faut gagner notre vie si on veut continuer de se payer le luxe de voyager à nouveau. Et même si on aime beaucoup notre travail, reste que c’est toujours moins plaisant que de voyager, non?

#4 : La déprime du retour, c’est parfois s’ennuyer des amis que nous avons rencontrés sur la route

Même si ce sont des amis d’un ou de deux soirs, bien souvent, ces amis restent gravés dans notre mémoire à jamais. Évidemment, parfois on reste un peu plus longtemps dans un endroit et on développe de vraies amitiés avec qui on garde contact par la suite, malgré la distance. Ces amis, ce sont ceux qui nous manquent lorsqu’on revient. Parce que même si on passe des soirées avec nos amis d’école ou de travail, ceux qu’on avait avant de partir à l’aventure, on ne peut partager les souvenirs magiques que nous avons vécus en voyage, ils ne sauraient comprendre…

#5 : La déprime du retour, c’est se rendre compte à quel point les gens de notre entourage se foutent complètement de ce que nous avons vécu

Oh oui, ceux qui ont voyagé le savent très bien. Quand on revient de voyage, seules quelques RARES personnes se montrent réellement intéressées à ce que nous avons vécu. Seules quelques personnes posent des questions sur notre expérience. Les autres (lisez ici « pratiquement tout le monde »), s’en foutent complètement. Ils se contenteront d’un petit « puis, ta semaine? », et c’est tout. 1 minute voire 30 secondes de considération et ça complète la portion « sympathie » de leur journée. Par contre, oh attention! Quand EUX reviendront de voyage, de leur petite semaine dans le Sud, ils vous en parleront pendant 45 minutes. Ils vous diront à quel point leur nourriture était bonne, à quel point le soleil était plus chaud que le vôtre, à quel point le paysage était à couper le souffle.

 

Alors voilà… C’est mon avis. Mais je sais que je ne suis pas la seule à le partager. J’ai fait un petit sondage maison de mon côté et voici quelques citations de voyageurs qui m’ont bien fait rire, toujours en lien avec la déprime du retour :

 

« Quand je suis rentré au mois de juin 2014 de Palawan où j’étais resté 1 mois, je suis resté en short et tong jusqu’au mois de décembre. Au boulot, chez les amis, dans la rue, pas de pantalons et ni de chaussures fermées tellement j’étais déprimé. C’était marrant mais bizarre pour les gens »

 

« En plus des angoisses qui ont duré deux bons mois (dès que je m’énervais un peu ou que des gens se disputaient je pleurais et avais du mal à respirer, chose que je n’avais jamais vécue avant), je n’ai défait mon sac que 10 mois après mon retour… Je revenais d’un tour du monde d’un an, avec comme dernière destination le Japon. »

 

Au début, tout allait bien! L’excitation du retour, le fromage, le pain, mais surtout la famille, les amis, le chien, le chat, la chambre, patati, patata. Mais après 3 semaines, c’est pire que la ménopause niveau humeur… Je suis triste, je suis super heureuse, je suis normale, je m’ennuie, j’ai plein de choses à faire mais je vais à deux à l’heure, j’ai plein de gens à voir mais je reporte chaque fois… Piouf…. C’est pas la grosse déprime mais il y a un petit quelque chose… Enfin l’aventure, la découverte et les rencontres me manquent déjà. »

 

Et vous, comment expliquez vous ce mauvais sentiment qu’est la déprime du retour? Ça vous arrive de la vivre parfois, ou au contraire, vous vous en sortez bien?

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Commentaire / Question

2 Réponses

  1. […] parle plus longuement dans cet article, mais c’est probablement le principal argument qui me fait dire que, parfois, jamais je […]

  2. Nathalie Tremblay

    Quand je suis ailleurs, j’aime le sentiment de liberté, d’accomplissement, je me sens unique et privilégiée d’être où je me trouve. Le sentiment de vivre pleinement ma vie lorsque je suis en voyage me manque lors de mon retour. Mon remède: Acheter des billets d’avion et préparer le prochain voyage!

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