10 leçons que le voyage m’a apprises

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J’ai peut-être seulement 24 ans au moment où j’écris ces lignes, mais j’ai eu la chance de mettre les pieds sur 4 continents (il me reste l’Australie wahou!) et de voyager pas mal, notamment grâce à ma mère (merci maman qui me lit probablement hihi) qui m’a traînée partout, et qui m’a transmis la passion du voyage alors que j’étais toute jeune. Bref, voyager m’a certainement appris plusieurs leçons, des leçons beaucoup plus importantes que celles que j’ai apprises à l’école. Ce sont des leçons de vie que je peux maintenant appliquer à mon quotidien, et qui font de moi quelqu’un de meilleur. J’avais donc envie de vous les partager, question de voir si le voyage vous a appris environ les mêmes choses qu’à moi! Parce qu’après tout, un blog voyage ça sert également à tout ça! Bonne lecture :)

#1. Il est grand, le monde

Oh ce qu’il est grand. On aura beau dire qu’on a visité 25 pays différents, on n’aura jamais tout vu d’un même pays. Le Canada, c’est tellement grand! Le Québec, aussi. Alors imaginez l’Australie, la France, les États-Unis, le Chili, le Pérou… tout! Le monde est grand, et je crois que je n’aurai jamais assez d’une vie pour tout le visiter. C’est en voyageant que j’ai réalisé tout ça, que ça m’a vraiment « rentré dedans » comme on dit au Québec. J’aime bien le dicton « plus on apprend, plus on se rend compte qu’on ne connaît rien ». J’aimerais bien le transformer avec ma vision du voyage : « plus on voyage, plus on se rend compte qu’on n’a rien vu ».

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Moi, au sommet du Mont Batur à Bali

#2. On ne voyage jamais assez léger

Comme tout le monde, j’ai fait l’erreur lors de mon premier voyage en sac à dos d’amener un petit peu (ok… un petit peu beaucoup) trop de vêtements. Résultat? Il y a environ 4 chandails, une jupe et une robe que je n’ai jamais portés. Pourtant, j’ai dû les traîner sur mon dos pendant 75 jours, du poids inutile dont j’aurais bien pu me passer! Ça ne sert réellement à rien d’amener trop de choses. Le strict minimum, c’est toujours la meilleure option, et je ne referai pas cette erreur deux fois.

 

*Évidemment, chaque voyageur a sa propre notion de strict minimum. Si j’avais à en rédiger une définition, je le ferais comme suit: « strict minimum; tout ce dont vous vous servirez à coup sûr durant votre voyage et qui ne finira pas par traîner en boule dans le fond de votre sac à dos ».

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Sur les petites roches du temple de l’eau, à Bali! 

#3. Les gens sont vraiment gentils, partout!

On m’avait dit (désolée aux Parisiens qui me lisent) que les Parisiens étaient chiants, que les gens d’Amsterdam étaient froids et que les Belges étaient accueillants. Voyager m’a ouvert les yeux : ces stéréotypes, ils sont souvent faux. J’ai ADORÉ les Parisiens, car ils ont tous été tellement gentils avec moi, tellement serviables et chaleureux! J’ai également bien aimé les gens d’Amsterdam qui étaient ouverts, sociables et souriants. Pour les Belges, je n’y suis pas restée longtemps, mais j’ai beaucoup aimé les interactions que j’ai eu la chance d’avoir avec eux. Voyager m’a montré à quel point les gens sont gentils, et ce, partout. Il suffit de les aborder avec ouverture et avec un sourire pour recevoir l’accueil qui nous est dû. Évidemment, si on se présente avec un air hautin et désinvolte et qu’on agit d’une façon peu accueillante, c’est difficile de s’imaginer que la personne devant nous sera gentille et aimable… non?

 

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Un délicieux jus de fruits dans les hauteurs de Munduk, ce magnifique village de Bali

#4. Nous sommes chanceux d’avoir un toit, d’avoir des ressources et d’avoir accès à tous les services

Quand je me lève le matin, je suis dans un lit douillet. S’il pleut, j’ai un toit pour éviter d’être détrempée. Lorsque j’ai soif, j’ouvre le robinet et je me fais couler un verre d’eau. Quand j’ai faim, j’ouvre mon frigo et je me fais un petit quelque chose, et s’il est vide, je vais à l’épicerie. J’ai accès à l’éducation pour apprendre, au système de santé pour me guérir, aux routes asphaltées pour me déplacer. J’ai accès à tout. Et voyager m’a permis de réaliser que ce ne sont pas tous les gens, sur Terre, qui ont cette chance. Cette chance, on l’oublie trop souvent. Et même si je savais très bien que tous les gens en Asie ne vivaient pas dans le luxe, on dirait que de le voir de mes propres yeux m’a transformée et m’a aidée à mieux apprécier les petits détails de mon quotidien.

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Quelque part sur l’Aiguille du Midi, à Chamonix

#5. C’est impossible de tout voir

Je suis Québécoise et je n’ai même pas vu le tiers de ma propre province. Comment puis-je donc espérer tout voir de la France en une semaine, tout voir de la Thaïlande en un mois, tout voir de l’Indonésie en deux semaines et demi? Faites-vous à l’idée que vous ne pourrez pas tout visiter en un seul voyage. C’est tant mieux, ça vous laissera des trucs à voir et à découvrir lorsque vous remettrez les pieds dans un pays que vous avez adoré. En plus, en vous mettant tout de suite cette idée là en tête, vous pourrez passer plus de temps à un seul endroit, et prendre le temps de le découvrir comme il le faut.

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Le pain de Sucre, au Brésil

#6. Les rencontres de voyage, ça fait toujours partie des plus beaux souvenirs qu’on ramène dans son esprit

Chaque voyage que j’ai fait m’a créé des souvenirs, mais je peux vous dire que je me rappelle pratiquement de chaque personne que j’ai rencontrée dans un pays autre que le mien. Peut-être pas TOUS, mais la plupart, oui. Les rencontres de voyage font, chaque fois, partie de mes plus beaux souvenirs et de mes plus belles expériences de voyage.

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Moi et mon copain, qui avons lancé une lanterne dans le ciel au festival des lanternes de Chiang Mai, en Thaïlande

#7. Parfois, il faut laisser ses peurs derrière soi

Vous vous ferez dire « c’est dangereux, là-bas, n’y va pas », « attention dans la rue tu risquerais de te faire voler ou agresser », « l’hygiène est vraiment de base, tu tomberas malade », « attention surtout, il y a des serpents mortels dans cette région ». Bon bon bon bon bon… Tant qu’à y être, n’allez pas en Californie, tout d’un coup que la faille de San Adreas éclaterait, vous pourriez mourir. Et à ce compte-là, oubliez l’Amérique Centrale, c’est possible que vous soyez victime d’une catastrophe naturelle. Si vous êtes le genre de personne que ça inquiète, restez chez vous! En ce qui me concerne, le voyage m’a appris qu’il faut laisser ses peurs derrière, qu’il faut foncer et vivre le moment présent. Il faut arrêter d’écouter tout ce qu’on nous dit et il faut vivre selon notre propre instinct. Les seules fois où j’ai écouté mes peurs, c’est lorsqu’elles étaient réelles, lorsque je les ressentais en-dedans de moi: pas lorsqu’elles étaient fondées sur des dires de gens peureux. Ne vous laissez pas arrêter par la peur, vous passerez à côté de bien des belles choses.

 

Anecdote : Mon copain serait vraiment fâché que j’écrive tout ça en public, mais tant pis, il lit rarement mes articles, et ça me servira d’exemple pour illustrer cette leçon que je considère très importante ;) Nous faisions de la plongée à Lombok, plus précisément à Gili Trawangan. C’est le PARADIS de la plongée, la plus belle que j’ai eu la chance de faire dans ma vie. Nous voilà donc avec nos masques, et après 2 minutes, on croise un serpent des mers. Vous savez, les bleus et noirs ultra venimeux qui sont mortels? Bon. Nous avons été chanceux, nous n’avons rien eu et nous n’avons pas pilé dessus, ce qui aurait pu occasionner quelques graves problèmes disons… Tout cela pour dire que mon copain, après avoir vu ça, a décidé de retourner sur la plage et d’abandonner la plongée, car il avait peur de croiser d’autres serpents. Pour ma part, c’était impensable que j’arrête de plonger pour un simple serpent que j’avais aperçu, et qui ne m’avait rien fait. Qu’est-il arrivé? J’ai probablement vu les plus beaux poissons du monde, et j’ai eu la chance inouïe de nager aux côtés d’une tortue géante. Je l’ai eue à moi seule, sans aucun autre plongeur à mes côtés. C’est une expérience inoubliable que je n’aurais jamais vécue si je n’avais pas mis mes peurs derrière moi. Ouf… J’aurais bien d’autres anecdotes du genre à vous raconter, si vous saviez!

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La fameuse tortue géante, prise de la lentille de ma GoPro

#8. Il vous faudra souvent sortir de votre zone de confort

Ça fait partie du voyage, et c’est le fait de voyager qui m’a prouvé que c’était vrai. Vous ne serez pas ancré dans vos vieilles habitudes : on vous fera manger des mets que vous n’avez jamais goûtés, on vous fera vivre des expériences que vous n’avez jamais vécues, on vous fera prendre des transports qui ne ressemblent en rien aux voitures conventionnelles, on vous fera marcher dans des endroits tout sauf riches… on vous amènera ailleurs que dans votre routine, ce à quoi vous êtes habitué et confortable. Et c’est ÇA, la beauté du voyage, à mon avis.

 

Si vous voyagez seul(e), vous aurez évidemment à sortir de votre zone de confort davantage. Quand je suis partie seule un mois, c’est là où j’ai dû le plus me donner « un coup de pied dans le derrière » et oublier mes craintes et mes habitudes pour foncer tête première dans l’aventure et dans l’inconnu. Aujourd’hui, j’ai une nouvelle vision de la zone de confort, et c’est une grande leçon que m’a apprise le voyage.

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Un de mes amis les éléphants de Chiang Mai. Qu’il est beau (et gros!)

#9. Nous n’en avons jamais assez

Eh non, jamais. En tout cas, pas moi. J’ai voyagé 75 jours en novembre dernier, et je suis revenue le 4 décembre 2014. Le 6 janvier 2015, j’avais déjà envie de repartir. En fait, lisez plutôt « VRAIMENT envie de repartir ». Ma tête tournait sans arrêt, je cherchais comment je pourrais bien faire pour repartir et trouver l’argent dans mon compte de banque bien vide pour m’acheter un billet d’avion. En voyageant, j’ai appris que ma soif du voyage était impossible à étancher. Qu’elle était inépuisable, et que plus je m’abreuvais d’aventures, plus j’avais soif de vivre et de découvrir le monde. Les gens me disaient « Voyons, tu reviens tout juste d’un long voyage, tu es chanceuse! Tu penses déjà au prochain? Moi, cette année, je n’ai pas voyagé et l’année dernière non plus, et je vis très bien avec ça ». Bon écoute, tant mieux pour toi! Personnellement, ce n’est pas parce que je suis revenue il y a un mois que j’ai eu ma dose pour l’année. Désolée, je ne suis pas faite ainsi. Alors bref, le voyage m’a appris que je suis droguée et complètement accroc, et que je n’en aurai jamais assez. Jamais! (au moins, je sais que vous aussi!)

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Moi et mon copain, au plus haut sommet de la Thaïlande dans le Doi Inthanon

#10. C’est tout simplement IMPOSSIBLE de regretter un voyage

En tout cas, si oui, c’est à ne rien y comprendre. Je n’ai jamais regretté un voyage, ni même une petite escapade d’une nuit dans ma région, et je n’ai pas non plus l’intention d’en regretter un, un jour. Au contraire, on peut regretter d’être resté assis sur son sofa toute la journée à ne rien faire. Mais découvrir du pays, vivre des aventures, s’imprégner de senteurs, goûter mille saveurs, observer des paysages magnifiques et marcher dans un décor qui nous est inconnu fait partie des belles expériences de la vie, des trucs qu’on ne regrette pas et qui nous font sentir vivant.

 

Et vous, est-ce que le voyage vous a appris ces mêmes leçons? Qu’avez-vous tiré comme apprentissages et qui ne se trouve pas sur la liste, lors de vos voyages? J’aime vraiment vous lire en commentaires, alors allez-y :)

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